BREVES
NOUAKCHOTT-INFO
QUOTIDIEN


Marchés publics financés de l'extérieur
Atelier de restitution
et de vulgarisation

Vulgariser la législation relative au mécanisme de fiscalisation des marchés publics financés de l'extérieur, tel est l'objectif de l'atelier de restitution au profit des fonctionnaires, des bailleurs de fonds et des opérateurs du secteur privé qui a démarré le mardi 15 juin à Nouakchott. Ouvrant les travaux de l'atelier, M. Mahfoudh Ould Mohamed Aly, ministre des finances a rappelé que la loi 977008 du 21 janvier 1997 fixant le régime fiscal et douanier applicable aux marchés réalisés sur financement extérieur, ainsi que ses textes d'application, a introduit un mécanisme spécifique de fiscalisation de ces marchés, approuvé par la communauté des bailleurs de fonds. Parlant plus spécifiquement de l'atelier, il a souligné qu'il se tient après trois autres déjà organisés au profit des fonctionnaires de l'administration, des opérateurs du secteur privé et des bailleurs de fonds. Quant-à Mme Dominique Pavard, Chef de la délégation de l'Union Européenne, elle a déclaré que les travaux de l'atelier devront déboucher sur une proposition qu'il conviendra de soumettre au législateur et qui doit être appuyée et développée à travers un projet de guide du soumissionnaire.


Protection des enfants
Les parlementaires étalent des propositions
C'est par un chapelet de recommandations que les participants aux journées de formation sur la protection des enfants, organisées par le groupe des parlementaires de protection des droits des enfants, ont clôturé leur rencontre. Pendant deux jours, les séminaristes ont réfléchi sur les voies et moyens de trouver des solutions aux problèmes auxquels sont confrontés les enfants. A l'issu de leurs travaux, ils ont exprimé le vœux de voir des rencontres regroupant la société civile et la justice se tenir pour examiner le phénomène du travail des enfants. Par ailleurs, les séminaristes ont recommandé que des combats sans merci soient menés contre les lieux de déperdition des enfants et la création de maisons de protection et d'hébergement des enfants de la rue ainsi que la mise en place d'une institution chargée de recueillir les moyens nécessaires à la protection des enfants. Rappelons que le 16 juin coïncide avec la fête de l'enfant africain.

Mairie de Nouadhibou-îles canaris
Une coopération
au beau fixe

Dans le cadre des relations de coopérations existantes entre notre pays et l'Espagne, la commune de Nouadhibou vient de bénéficier d'un important don de la part d'une ONG espagnole dénommée " Orkas canar-Club ". Dans l'échange des propos qui a eu lieu pour la circonstance, M. Juan Jesus Gonzalez, a magnifié le niveau des relations entre son club et la commune de Nouadhibou avant d'ajouter que le don, n'est pas la première action de son club. Il a rappelé que depuis 6 ans plusieurs missions médicales ont séjourné à Nouadhibou et effectué 14 000 consultations, 300 opérations chirurgicales sans oublier la prise en charge des soins de sept enfants en Espagne dont leur état de santé nécessitait une évacuation. Le don qu'à réceptionné, M. Mohamed Abdellahi Ould Chrif, maire de Nouadhibou est constitué d'un lot de médicaments, d'équipements, de consommables médicaux, des produits alimentaires et des jouets pour enfants.
Production céréalière
La FAO prévoit une baisse des stocks mondiaux
Selon M. Henri Josserand, chef du Système mondial d'Information et d'alerte rapide (smiar) de l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), l'augmentation de la production céréalière, estimée à 1,9 milliard de tonnes pour 2004 est inférieure aux niveaux d'utilisation prévus. Selon les premières estimations de la FAO, le commerce mondial des céréales pour 2004/2005 devrait se situer, en valeur, autour de 229,7 millions de tonnes, soit 3,4 de moins que l'année précédente.

Eau potable
Le financement du Projet Aftout Es Sahili bouclé
Le gigantesque projet Aftout Es Essahili. Gigantesque pour son importance pour les Nouakchottois qui verront enfin le problème du déficit chronique de l'eau résolu, mais aussi gigantesque pour son montant 220 millions de dollars, va boucler au cours de cette semaine son financement avec l'arrivée dans notre capitale depuis le mardi 15 juin du vice-président et Administrateur Délégué du Fonds Saoudien de Développement, M. Youssef Ben Brahim El Bassam. Au cours de son séjour, M. El Bassam signera un accord de contribution de 32 millions de dollars, constituant la dernière tranche. Rappelons que pour la réalisation du Projet Aftout Es Sahili, en plus du gouvernement mauritanien qui contribue à hauteur de 32 millions de dollars, le projet a déjà bénéficié d'un financement de la Banque Africaine de Développement d'un montant de 13 millions de dollars, de la Banque Islamique de Développement d'un autre de 9, 5 millions de dollars, du Fonds Arabe de Développement Economique et Social de 10 millions de dollars, du Fonds Koweitien de Développement de 30 millions de dollars.

Agriculture
Une activité à l'abandon
Les agriculteurs de la vallée du fleuve Sénégal qui dépendent généralement de l'agriculture irriguée vivent ces dernières années dans des conditions déplorables suite aux multiples casse-tête auxquels ils font face. Cette agriculture était auparavant destinée essentiellement à alimenter les greniers des paysans et assurait surtout leur nourriture. Il est aussi important de se souvenir que durant ces années, la plupart des cérémonies de mariages ou de baptêmes et autres activités de grande envergure dépendaient souvent de la bonne récolte des champs. Dans ce cas, une chose est sûre. C'est qu'il n'est pas rare d'entendre dire certaines familles que telle personne ou telle autre célébrera son mariage après la bonne récolte de telle campagne agricole. C'est dire tout simplement combien l'agriculture était importante dans la vallée. Mais tel n'est plus le cas aujourd'hui. Ces agriculteurs ne cessent de constater le plus souvent les mauvais rendements que produisent leurs champs pendant les campagnes agricoles. En effet, cette agriculture est actuellement sur le chemin de perdre peu à peu sa valeur ce qui a de graves conséquences aussi bien pour les personnes que pour les animaux. En fait, cette agriculture n'apporte plus des lendemains enchanteurs à ceux qui la pratiquent. Beaucoup se demandent actuellement pourquoi cette agriculture n'apporte plus des lendemains enchanteurs ? Beaucoup se demandent aussi pourquoi cette agriculture n'intéresse plus bon nombre d'agriculteurs ? C'est là une question récurrente que beaucoup se posent aujourd'hui. Selon certaines personnes, le désintéressement de certains agriculteurs qui ne participent plus convenablement aux campagnes agricoles irrigables intervient suite à l'apparition de déprédateurs et autres insectes qui ravagent toutes les pousses qu'ils trouvent sur leur passage. Tandis que pour d'autres, cela est dû généralement à la construction des barrages modernes qui ouvrent parfois leurs vannes dans des zones cultivables pour éviter que la montée de l'eau ne provoque d'importants dégâts matériels au sein des barrages. C'est cette même eau polluée parce que mêlée de produits chimiques que dégagent souvent les machines qui alimentent ces barrages, qui est maintenant responsable de cette mauvaise fertilisation des terres inondables mais aussi et surtout de leurs maigres rendements. Il est à noter qu'auparavant c'était l'insuffisance des quantités de pluies et l'absence notable d'irrigation des terres cultivables qui posaient d'énormes problèmes aux agriculteurs. Mais maintenant, ces problèmes ne se posent plus , car, l'année dernière, il a beaucoup plu et l'inondation était normale mais les rendements demeurent toujours faibles voire inexistants. Il est donc là tout à fait difficile pour nous de savoir où se situe réellement le problème. En tout cas, le seul constat qui se dégage aujourd'hui c'est que beaucoup d'agriculteurs ont dû abandonner leurs champs à la merci des herbes et des troupeaux errants pour venir gonfler les rangs des ruraux drainés par l'exode rural en ville .

Journée mondiale de la désertification:
La Mauritanie
reboise dans le nord

Le gouvernement mauritanien, qui se sent "le plus concerné" par la lutte contre la désertification, a mis en oeuvre jeudi une vaste action de reboisement dans l'extrême nord désertique du pays. A l'occasion de la journée mondiale de la désertification de l'ONU, jeudi, quelque 4.000 arbres seront plantés dans un périmètre de dix hectares dans les environs de Zouérate, ville minière dans une zone désertifiée de longue date, selon les services du ministère du Développement rural et de l'Environnement.
Le désert, selon des statistiques officielles mauritaniennes, avance à la vitesse de 7 km par an, ensevelissant déjà plus de trois quarts du territoire mauritanien, grand comme deux fois la France. Les autorités nationales ont multiplié ces dernières années les initiatives pour stopper cette avancée. Depuis les années 1994/95, cet effort s'est accéléré en bordure des agglomérations, des grandes routes et des oasis.
Les autorités misent de plus en plus sur l'approche participative dans les localités touchées. La population est appelée à participer à de petits projets de reboisement d'arbres issus des pépinières de l'Etat mauritanien.
"Nous sommes partisans de cette approche qui repose sur le changement de mentalité des hommes et des femmes pour une lutte de grande envergure", a indiqué à l'AFP le directeur adjoint de l'environnement, Maloum Dine.
Pour lui, "il s'agit moins d'une avancée mécanique des sables que de l'effet de l'homme sur son environnement qu'il faut amener à respecter et à régénérer". AFP

N° : 605 du 17 juin 2004